Quant à la musique électronique, qui existe depuis un peu moins de trente ans, elle marque chaque année de résistance face aux autres styles une nouvelle page sonore qui définit la période. Ma préférée est pourtant déjà obsolète. Les années 00 sont pour ma part indétrônables en matière de richesse et de noirceur, minimale berlinoise et synthpop US en tête. L'électro est donc définie dans le temps, mais également dans l'espace, ce qui ajoute une troisième dimension à ses caractéristiques.
Ceux qui détestent l'électro ne la détestent que pour une et unique raison : "L'électro, ou la techno, de toute façon je ne vois pas la différence, diraient ces pauvres enfants, c'est pas de la musique, ce n'est que du bruit fait avec des machines." Or, trip-hop, house, minimale, synthpop et j'en passe, sont en partie composées de manière analogique. Si l'on savait quels sons composent une chanson de nos jours, la définition de la musique serait sans doute beaucoup plus tolérante.
Je disais donc, tout ce qui touche aux machines devient en partie électronique - dommage que le R'n'B US ait pris possession des vestiges de Mirwais, enfin... - ce qui veut dire que rien ne pourra ne plus appartenir au registre électronique dans quelques années. Et j'attends ce moment avec délectation, car ceux qui méprisaient cette musique, essaieront de rattraper leur retard diront : "bonjour à mon rétro", tandis que je visiterai en compagnie de H.C les espaces spacio-temporels électroniques des année 00 du quarantième siècle après J.C. Alors bon Daft Punk et Fatboy Slim - tiens, je connais ! - nous on écoute Flamen et Electrolyse. " Ah ah ah aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa..." chante la musique.